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Les actes de ce séminaire sont publiés par la direction de l'Enseignement scolaire en collaboration avec le CRDP de Versailles dans la collection Programme national de pilotage. Cet ouvrage fait l'objet d'une très large diffusion. Vous pouvez consulter en ligne et /ou télécharger tout ou partie de ces actes. |
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On trouvera dans ce volume l’essentiel des contributions qui ont été présentées lors du séminaire national organisé les 23,24 et 25 octobre 2000 par la direction de l’Enseignement scolaire et l’Inspection générale de l’Éducation nationale.
Accueilli par la Sorbonne et les lycées Louis-le-Grand et Saint-Louis, ce séminaire avait pour but, au moment où se mettent en place de nouveaux programmes dans les collèges et les lycées, de permettre une réflexion collective pour éclairer les évolutions de la discipline et tenter de dégager, sinon toujours des réponses, du moins des problématiques et des ambitions communes.
A l’occasion de conférences, de tables rondes et de groupes de travail, professeurs de l’enseignement secondaire et supérieur, formateurs, membres des corps d’inspection, ont pu confronter leurs points de vue et comparer leurs expériences. La première partie de ce volume reprend le texte des conférences et des tables rondes qui ont traité des problèmes généraux de l’enseignement du français ; la seconde partie réunit quelques-unes des communications qui ont permis, à l’occasion des groupes de travail, d’échanger sur divers aspects de la discipline.
On verra que s’expriment, au fil de ces débats, des opinions diverses, voire divergentes : ce séminaire aurait manqué son but, s’il n’avait pris en compte les interrogations et les doutes qui accompagnent logiquement les évolutions actuelles du système éducatif. Mais il s’agissait aussi de montrer que cette diversité pouvait se révéler positive, dès lors qu’elle donnait lieu à des confrontations de bonne foi et non à de vaines querelles, et qu’elle s’inscrivait à l’occasion dans le cadre d’une réflexion plus générale sur le statut et l’histoire des disciplines.
Au demeurant, une préoccupation a été largement partagée : celle de faire en sorte que notre discipline vive sa complexité comme une richesse, et non comme le prétexte de conflits. L’enseignement du français a évolué au cours de son histoire, comme le rappelle ici même Violaine Houdart-Merot. Il emprunte à des traditions diverses, rhétorique, histoire littéraire, grammaire et linguistique… Il tente de répondre à des demandes sociales elles aussi diverses, et par exemple d’être à la fois le lieu où l’on perfectionne le maniement de la langue et des discours, et celui où se noue une relation privilégiée avec la littérature, dans toute la variété de ses formes et de ses origines. Il conjugue ambition culturelle et volonté de permettre des apprentissages opératoires. Pourquoi faudrait-il choisir entre toutes ces facettes de notre discipline, la diviser et l’affaiblir en ne retenant que tel aspect au détriment des autres, en cédant à la tentation du repli ?
Le défi auquel nous sommes confrontés, pour que l’enseignement du français, mais aussi plus largement l’idée même de formation littéraire, aient toute leur place dans l’évolution actuelle du système éducatif, c’est au contraire d’ouvrir au besoin la discipline à de nouveaux domaines, c’est de réussir à articuler entre elles ses différentes composantes, pour les mettre au service d’un projet cohérent et attractif. Sans prétention à l’exhaustivité - le travail est bien sûr à poursuivre -, telle est au moins l’ambition dont voudrait témoigner la présente publication.
Actes du séminaire national Perspectives actuelles pour l'enseignement du français
Direction générale de l'Enseignement scolaire - Publié le 01 avril 2001
© Ministère de l'Éducation nationale