
Depuis 1991, le partenariat entre les ministères de la Culture et de l’Éducation nationale s’est concrétisé par des démarches de jumelages entre institutions culturelles (musées, centres dramatiques nationaux, fonds régionaux d’Art contemporain etc.) d’une part, et écoles et établissements scolaires, d’autre part.
Le jumelage se caractérise par :
Il n’y a pas de jumelage type mais des modalités diverses, de contenus et d’ampleur très différents. Il peut consister notamment en :
Le jumelage favorise des actions, sur le long terme, de rapprochement entre l’institution culturelle et la communauté éducative par des actions de formations initiale et continue, élaborées en commun ou la constitution d’un lieu de rencontre et de ressources au sein de l’établissement scolaire ou de l’établissement culturel, aux multiples vocations possibles (expression, documentation, échange d’information sur les grandes manifestations artistiques, les stages des formation proposés hors cadre scolaire). Des outils pédagogiques d’appropriation des collections (pour le musée), de découverte du théâtre (pour les scènes dramatiques) peuvent être conçus par les enseignants avec les professionnels de la culture (conservateurs, commissaires d’exposition, médiateurs culturels).
La pérennité du jumelage est garantie par l’inscription des actions dans le projet d’école ou d’établissement.
Sous réserve que les écoles, groupements d’écoles et établissements se soient dotés eux-mêmes d’une politique artistique et culturelle clairement définie et que les partenaires pressentis aient fait de même, les jumelages permettent la constitution d’ensembles vastes, actifs et cohérents. Dès lors, l’unité de mesure n’est plus l’École ou le Musée, le Collège ou le Centre culturel, le Lycée ou le Conservatoire mais un dispositif en réseau couvrant, par exemple, la totalité d’une agglomération ou une partie d’un département ou une zone d’Éducation prioritaire.
Les jumelages apportent une forte stimulation locale en rapprochant les services déconcentrés de l’État concernés, les collectivités territoriales, les enseignants et les partenaires culturels, les artistes et leur public. Ils permettent une meilleure prise en compte des aspirations des jeunes et une diffusion de la culture plus effective. Ils favorisent la concertation, la confrontation créative, le dialogue et l’émergence d’idées nouvelles. Ils garantissent la circulation de l’information et la mise en commun des données.
Elle s’appuie sur un groupe de travail constitué au niveau du département ou de l’académie, qui comprend, pour le milieu scolaire, le délégué académique à l’action culturelle ou le coordonnateur départemental, pour la culture, le directeur régional des affaires culturelles ou un conseiller sectoriel le représentant, pour les collectivités impliquées, des personnels chargés du secteur éducatif et culturel ainsi que toute autre personne qualifiée.
Ce groupe a un triple rôle :
Grâce aux jumelages, par le dialogue et l’échange de points de vues, on peut passer d’une logique de développement des publics jeunes - ce qui est l’objectif souvent affiché par les établissements culturels - à une ambition conjointe d’éducation d’un futur citoyen, acteur de la politique culturelle, averti et critique, capable d’exercer un choix éclairé - ce qui est le but de l’École en ce domaine.
Direction générale de l'Enseignement scolaire - Publié le 18 janvier 2008
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