
a. Évolution de la répartition sectorielle de la population active masculine en %
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Agriculture
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Industrie
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Services
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| 1841 |
58,8
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24,7
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16,5
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| 1881 |
45,9
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31,1
|
23,0
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| 1911 |
39,0
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33,6
|
27,4
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| 1949 |
29,8
|
37,8
|
32,4
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b. Évolution de la répartition sectorielle du PNB en %
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Agriculture
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Industrie
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Services
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| 1882 |
41
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30
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29
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| 1908 |
35
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36
|
29
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| 1938 |
22
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36
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42
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| 1950 |
15
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48
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46
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Dans, L'industrialisation de l'Europe occidentale (1880 à 1970), MARSEILLE Jacques (s.d. de), ADE, 1998, p.28 et 36
Comme son père qui est de la promotion 1855, celle de Gustave Eiffel, il est ingénieur des Arts et manufactures, probablement de spécialité mécanique, d'une promotion autour des années 1880. Le groupe des ingénieurs passe de 40 000 avant la guerre de 1914-18 à 100 000 en 1940.
| Cher père, Comme promis, je t'écris un court compte-rendu de ma visite d'hier à l'Exposition universelle. J'ai profité d'une réunion d'anciens élèves au Palais des Fêtes qui se trouve dans l'ancienne Galerie des Machines pour me documenter sur les derniers progrès en voiture automobile puisque, tu le sais, je meurs d'envie de m'en acheter une, depuis que l'oncle Jean m'a fait faire un tour dans son vis-à-vis De Dion. Pour m'y rendre, étant en retard et craignant les embarras de Paris qui n'ont pas changé depuis Boileau et qui sont amplifiés par l'Exposition, tu seras heureux d'apprendre que j'ai pris le Métropolitain qui vient juste d'ouvrir pour les "IIe Jeux olympiques". Toi qui me parlais toujours du Tube de Londres et du métro électrique de Buda Pesh en termes grandiloquents tu seras séduit par le confort des voitures et l'accès facile aux stations. L'ingénieur Bienvenue a bien su utiliser le retard de la Ville de Paris pour éviter les défauts des systèmes utilisés dans les autres capitales : la grande profondeur inamicale des stations de Londres, les voitures étroites avec peu de sièges de Buda Pesh, le 4e rail de Londres, etc…[…] Dans l'enfilade de l'esplanade des Invalides il y a de belles structures. Je n'avais pas le temps d'y faire un tour. J'ai donc tourné à droite vers la Tour. Pour m'y rendre, je voulais prendre un petit train semblable à celui que j'avais pris lors de l'Exposition de 1889. Là, une surprise m'attendait : la plate-forme mobile. J'ai été enthousiasmé. Il s'agit de 3 bandes parallèles en bois de 1,5 mètre environ de large. On passe de la première, qui est fixe, à la seconde, qui est mobile, sans problème, et de là, sur la troisième, sans effort, puisque la différence de vitesse n'est que de 4 km/heure, la même qu'entre la première fixe et la deuxième. Donc au lieu de prendre le tramway électrique, j'ai pris cette plate-forme qui va dans le sens contraire, par les Invalides et l'École Militaire ; quel plaisir ! […] Je suis descendu de la plate-forme mobile à la station du Palais de l'Electricité pour me rendre à notre réunion. Devant le Palais de l'Electricité, il y a le Château d'eau monumental. Bien que l'élégance des 400 mètres de la Galerie des Machines soit cachée par le Château d'eau d'un style rocaille qui s'accorde mal avec le style dépouillé de l'architecture de fer, il n'en reste pas moins vrai que ses bras de 150 m, de chaque côté, ont une belle allure avec, sur la gauche, une très belle cheminée en céramique et, sur la droite, la Grande Roue de Paris d'une centaine de mètres de hauteur. Si l'on s'efforce de cacher la Galerie que la majorité veut garder, que va-t-il devenir de la Tour de 300 mètres, la mal aimée, qui doit être démolie en 1909 ? Les essais réussis de Ducretet, il y a quelques mois, de télégraphie sans fil entre la Tour et le Panthéon donneront peut-être des idées à la Marine pour utiliser la Tour comme antenne. Sur mon chemin j'ai pu visiter la salle de contrôle qui distribue l'électricité à travers toute l'Exposition. C'est une salle d'environ une cinquantaine de mètres avec tout ce qui est nécessaire pour contrôler les lumières et les 27 "escaladeurs". En 1855 (l'année de ta sortie de Centrale) l'Exposition avait utilisé 350 chevaux d'électricité ; cette année, 100 fois plus sont installés. C'est te dire les progrès de la Fée électricité. […] Tout près de cette salle de contrôle, il y avait une petite salle consacrée aux nouveaux rayons X. C'est amusant comme tout ! On peut voir les os de sa main ou des danses lumineuses par des danseuses dont les robes enrobées de platino-cyanure de baryum s'illuminent sous 1'action des rayons X. Dans une autre salle, il y avait un nouvel appareil d'enregistrement de la voix que tu devrais t'acheter : le télégraphone. Le rouleau du phonographe est remplacé par un fil d'acier qui s'enroule en spirale sur un tambour. Un électro-aimant enregistre les paroles en magnétisant le fil d'acier. A mon avis, son succès est assuré. En passant dans la section de l'industrie lourde, j'ai vu un pont roulant de fabrication allemande très impressionnant de dimension et d'une qualité d'exécution qui t'aurait plu. Enfin, je suis arrivé à la section automobile. Que de modèles différents ! Plus de 200 m'a-t-on assuré. Après avoir vu les Peugeot et les Mors, je suis tombé en admiration devant les Panhard et Levassor et ceci objectivement (pas de rires sarcastiques de ta part) en essayant de ne pas tenir compte du fait qu'il s'agit de deux camarades et que les Panhard viennent de gagner presque toutes les courses automobiles récentes. Le châssis avec le moteur 4 cylindres et le nouvel allumage électrique par bobine et trembleur, plus sûr, est superbe. C'est un châssis bien équilibré. Un jour prochain tu me verras peut-être arriver sur ce châssis carrossé en limousine par Kellner. Un ami m'a dit qu'il fallait aussi voir les voitures de Renault qui sont moins bruyantes que les Panhard à cause d'une nouvelle boîte de vitesse plus silencieuse. […] |
L'auteur du livre Les destinées sentimentales est Jacques Chardonne. Né à Barbezieux, en 1884, il va à Paris pour suivre des études de sciences politiques et de droit. Il est ensuite co-directeur des éditions Stock. Il publie Les destinées sentimentales en 1934, roman dans lequel il relate l'itinéraire de deux familles qui vont s'allier, l'une dans la fabrication de cognac et l'autre de porcelaine de Limoges. Ces activités font partie de la tradition française de fabrication et d'exportation de produits de luxe. Le livre de Chardonne suit la vie d'un personnage, Jean Barnery, qui est le neveu pauvre du propriétaire de la fabrique de porcelaine, Robert Barnery. Jean Barnery est élevé avec son cousin et mis au courant dans son jeune âge des techniques de fabrication de la porcelaine, puis il quitte sa famille pour devenir pasteur. A la mort du propriétaire de la fabrique, une société par actions est constituée et comme son cousin gère mal la société, les actionnaires font appel à lui pour diriger l'entreprise en tant que gérant.
| [Vers 1900] "Robert Barnery avait dessiné les plans du château et le parc, comme il avait construit sa Fabrique, sans architecte ni ingénieur. Il habitait à Paris un petit hôtel gothique, avec le moins de domestiques possible, sans équipage, sans amis, entouré du seul luxe qu'il goûtât vraiment : les estampes japonaises, les porcelaines de Chine, les bronzes antiques. II travaillait dans sa chambre à coucher, tendue de rouge, auprès d'un petit lit, examinant des projets de décors qu'il adaptait à la porcelaine ; il étudiait les relevés du stock, jugeant les cas où il faut augmenter ou réduire les réserves de porcelaine, réglant avec un sens très complexe cette respiration essentielle d'une Fabrique, qui à tout moment risque d'étouffer par un excès ou d'être asphyxiée par une insuffisance de marchandises ; puis il se rendait à son atelier de Meudon et surveillait le tirage des feuilles de chromos. […] Dix ans avant l'entrée de Jean dans la Fabrique, la porcelaine allemande était parvenue à dominer en Amérique, principal marché de Limoges. Robert Barnery avait dû reconquérir la clientèle que son père avait donnée à la France. Il fit construire des fours nouveaux et inaugura des procédés mécaniques pour la fabrication et la décoration. Jusqu'ici, les peintures à la main étaient faites par routine et sans talent. Grâce à la machine, Barnery put confier la création des modèles à de véritables artistes et les renouveler constamment. C'est en variant sans cesse les formes et les décors qu'il suscita une mode en Amérique, le besoin contagieux de changer l'ornement du repas comme une femme change de robe, le désir d'acheter le dernier service Barnery, parce qu'il est joli, nouveau et qu'il vient de France. Alors, la porcelaine allemande fut évincée, et quinze mille ouvriers limousins retrouvèrent du travail. […]" [Jean Barnery devient gérant, à la mort de son oncle vers 1911] "Ce qui m'attend à Limoges, je le sais. je connais Limoges ; j'y ai des souvenirs très pénibles. Je connais le travail de la Fabrique, le travail de tous les jours, sans un répit, penché sur les infimes détails d'une grande affaire, la main au gouvernail, guettant les écueils, l'imagination toujours fraîche, l'attention inflexible. Mais ceci n'est rien. Il faudra se battre, déloger Frédéric, et ce sera le commencement d'une nouvelle vie, où l'on ne bouge sans se référer à un texte, sans consulter un avocat, sans se heurter à une résistance, à un procès, moi qui ne peux voir les papiers bleus de la justice sans vomir... Et puis, il faudra regagner le temps perdu. Les Allemands ont fait des progrès. Il faut construire une nouvelle Fabrique pour abaisser le prix de revient et contenter un goût qui a changé en Amérique. Cela exige des millions que l'on ne me prêtera pas. Je refuserai de l'augmentation aux ouvriers, des dividendes à la famille, tant que la Fabrique ne sera pas construite. Il y aura des cris, des grèves. Je serai l'homme le plus détesté de Limoges. […]" |
Le chevalier Gabriel de Solages obtient en 1752 une concession royale pour extraire le charbon de Carmaux ; en 1853-54, le marquis de Solages son arrière-petit-fils constitue une société par actions, la compagnie des mines et chemins de fer de Carmaux-Toulouse, dont les statuts sont déposés en 1856. Il est le président de la compagnie de Solages de 1834 à 1856, puis l'administrateur de la S.M.C. de 1856 à 1887.
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COMPOSITION DE LA FORTUNE D'ACHILLE DE SOLAGES (décédé en 1887) 1) Biens immobiliers : 8,3 % de sa fortune |
Jules Grandjouan est né en 1875 et mort en 1968. Cet affichiste politique appartenait à une famille nantaise connue ; il s'installa à Paris en 1900 et se mit au service de journaux hebdomadaires satiriques comme Le Rire et L'Assiette au Beurre. Il mit son talent au service de la défense des opprimés et de la critique de la société bourgeoise et se fit le défenseur de la grève et du syndicalisme.
Direction générale de l'Enseignement scolaire - Publié le 07 mai 2003
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