ÉduSCOL

Accès rapide :


Rubriques visitées : histoire géographie

Rubrique : Histoire et géographie documents d'accompagnement

 Orientations pour la géographie

COHÉRENCE D'ENSEMBLE DU CYCLE TERMINAL

Au cycle terminal, les élèves étudient la France, L'Europe, l'espace mondial. Ils peuvent ainsi approfondir leur connaissance du monde contemporain, initiée au collège, en s'appuyant sur leurs acquis méthodologiques de la classe de seconde. Au-delà de l'acquisition de connaissances sur ces objets d'étude de taille très différente, ils mettent en œuvre des raisonnements géographiques pour comprendre les enjeux territoriaux, à différentes échelles et les modalités de l'organisation de l'espace mondial.
On cherche ainsi à former les élèves à la maîtrise d'outils pratiques d'analyse de l'espace : savoir lire une carte, y compris une simple carte routière, savoir interpréter une image, un croquis, savoir lire un paysage…L'ambition finale est de rendre les élèves capables de se sentir plus tard responsables de la gestion des territoires, de mettre en pratique leur savoir géographique dans leur vie personnelle et sociale.
Il s'agit donc bien d'enseigner une géographie utile et citoyenne.

En classe de première, deux priorités doivent guider la mise en œuvre du programme :

- associer étroitement l'étude de la France et celle de l'Europe

L'étude de l'Europe est nettement renforcée dans ce nouveau programme alors que dans le programme précédent elle constituait seulement le cadre dans lequel la France était étudiée. En classe de première, elle est étudiée en tant que telle sous trois angles principaux : les enjeux géopolitiques, le rôle des métropoles et des réseaux dans l'émergence d'un espace européen, la diversité et l'affirmation des régions. Toutefois l'étude de la France demeure centrale en classe de première et doit donc occuper plus de la moitié du temps disponible.
Les différentes parties du programme font le choix d'associer aussi fréquemment que possible l'échelle française et l'échelle européenne. Ainsi l'étude de l'Europe n'est-elle pas cantonnée dans la première partie. De même la France n'est-elle pas seulement abordée dans la troisième partie ("La France et son territoire"). Elle figure en fait, sous des angles différents et complémentaires, dans toutes les parties du programme.
Quels que soient les choix de programmation du professeur, il convient donc d'éviter l'étude séparée de ces deux espaces géographiques.

- analyser des territoires, à différentes échelles, du local à l'Europe

Quatre niveaux d'échelle peuvent être identifiés :
- l'échelle locale, celle des "territoires de proximité" (agglomération, pays, communauté de communes) en profonde réorganisation administrative et politique, qui correspondent à des "bassins de vie" ;
- l'échelle régionale, celle des régions en France, souvent organisées autour d'une ville-capitale ;
- l'échelle nationale, celle des États ;
- l'échelle "continentale", celle de l'Europe. Cependant, même au sein de l'Union européenne, le sentiment d'appartenance est sans doute encore insuffisant pour qu'on puisse parler d'un "territoire européen".
Ces différents niveaux d'observation ne sont pas indépendants les uns des autres ; en s'appuyant sur une échelle de référence, il faut montrer que les faits géographiques identifiés ne peuvent se comprendre sans la mobilisation de facteurs explicatifs repérables à d'autres échelles, plus petites ou plus grandes.

Ces deux priorités autorisent une grande liberté de programmation, non seulement à l'intérieur de chaque partie, mais pour l'ensemble du programme. Puisque la question centrale est l'étude de territoires de différentes tailles et à différentes échelles, il peut être envisageable, par exemple, de commencer l'année par une étude de cas, faisant lien avec une démarche devenue familière aux élèves en seconde, sur un "territoire de proximité" ou sur la région où se situe le lycée.

LA PLACE DES ÉTUDES DE CAS DANS L'ENSEIGNEMENT DE LA GÉOGRAPHIE AU CYCLE TERMINAL

La démarche pédagogique de l'étude de cas, introduite en seconde, est prolongée en première. Elle constitue en effet un bon moyen de faire acquérir aux élèves des notions géographiques au travers de l'analyse d'espaces déterminés. En séries ES et L, un sujet d'étude de cas est imposé : les grands axes de communication transalpins. Les autres études de cas envisagées, aussi bien en ES et L qu'en S, portent sur des espaces non prédéfinis : l'aménagement d'un territoire local (agglomération ou " pays "), une région. Même si le choix d'un espace support de l'étude demeure libre, il est préférable, comme l'indique le programme, qu'il se porte sur des lieux proches des élèves, afin de faciliter la réalisation de dossiers, d'enquêtes, de sorties sur le terrain et de renforcer la connaissance de ces " territoires de proximité ".
Comme en classe de seconde, on commence le traitement des thèmes d'étude concernés par l'étude de cas qui s'appuie sur un dossier documentaire. Cela peut nécessiter plusieurs heures d'enseignement. Dans un second temps, l'étude de cas est mise en perspective à plus petite échelle, française et européenne. En séries ES/L, on passe par exemple des axes de communication transalpins au rôle structurant des réseaux de communication à l'échelle de la France et à l'échelle de l'Europe.
D'autres sujets d'études de cas peuvent être librement choisis, en fonction de leur caractère emblématique, pour traiter d'autres parties du programme. Il peut s'agir par exemple d'une grande métropole européenne, d'un milieu local en France, d'une filière de production, …Ces autres études de cas peuvent être plus rapidement traitées et trouver place à l'intérieur d'une séquence sans en constituer nécessairement l'entrée obligée. En classe de terminale, le programme ne prévoit pas d'études de cas.

Pour plus de précisions sur cette démarche, on se reportera à la note de l'Inspection générale d'histoire et géographie, La mise en œuvre du nouveau programme de géographie, classe de seconde , diffusée en décembre 2001 qui est parfaitement applicable en classe de première.

CARTES, CROQUIS ET SCHÉMAS

La cartographie exerce au moins trois fonctions dans l'enseignement au lycée : aider au repérage et à la mémorisation de noms de lieux (les repères spatiaux indispensables), faciliter l'appropriation de connaissances sur l'organisation des espaces par son caractère visuel et synthétique, permettre à l'élève d'exprimer un raisonnement géographique lorsqu'il est placé en situation de produire lui-même des croquis ou des schémas. Elle doit donc constituer une composante importante de l'enseignement de la géographie même si cette discipline ne saurait être assimilée à la cartographie.

Pour clarifier le vocabulaire, on peut distinguer :
- la carte, qui, sous différentes formes, permet de repérer des lieux (carte d'un atlas), de représenter de manière la plus neutre et la plus exhaustive possible une portion d'espace (la carte IGN), de figurer l'extension d'un phénomène géographique quantifiable (exemple : carte de densités de population construite à l'aide d'un ordinateur à partir d'un fond administratif).
- le croquis, appuyé sur un fond de carte, qui répond à une question que se pose l'auteur. Il est toujours une représentation personnelle donc discutable. Il implique des choix, une capacité à classer, à hiérarchiser des informations. La légende est l'expression de cette construction intellectuelle qui n'est jamais neutre. Le croquis est très présent dans les manuels ; il constitue aussi un exercice au baccalauréat.
- le schéma, représentation simplifiée qui cherche à aller à l'essentiel en s'affranchissant du fond de carte et de l'échelle. Il relève d'une démarche conceptuelle spontanée (le dessin au tableau qui appuie la démonstration du professeur) ou revendiquée (les productions de géographes universitaires).
La cartographie est un langage faussement simple, qui peut être source d'erreurs ou de caricatures, voire de manipulations. Elle nécessite donc un long apprentissage, amorcé au collège, approfondi au lycée dès la classe de seconde.

Le travail cartographique avec les élèves est de deux ordres, étroitement associés :

- apprendre à lire et à interpréter de manière critique différents types de cartes, croquis et schémas. Ce premier objectif est commun avec l'enseignement de l'histoire, discipline également productrice de représentations cartographiques. Dans la masse des documents cartographiques disponibles, les cartes IGN à grande échelle, bien adaptées aux études de cas, constituent des sources complexes mais très riches, à ne pas négliger. Il peut aussi être intéressant de présenter aux élèves des formes récentes du langage cartographiques : cartes en 3D, anamorphoses, …Comprendre une carte, en évaluer la qualité implique une maîtrise des grandes règles de ce langage (symboles, couleurs, proportionnalité, …) qui peut être en particulier acquise en classe de seconde.

- apprendre à construire des croquis, éventuellement des schémas. L'élève passe ici de la position d'analyste à celle de producteur. Les deux démarches sont étroitement liées : en effet, pour réussir un croquis, il a besoin de connaître les règles du langage cartographique comme lorsqu'il est amené à juger de la pertinence d'une carte ou d'un croquis construits par d'autres. Ce travail d'apprentissage cartographique doit particulièrement trouver place en classe de première.

LA GÉOGRAPHIE DE LA SECONDE À LA TERMINALE

Au collège, les élèves ont acquis des connaissances géographiques et notamment des repères spatiaux de base. IIs ont découvert quelques notions et appris à mettre en oeuvre des démarches intellectuelles : identification et mise en relation d'informations, rédaction de petits textes de synthèse, construction de croquis simples. L'enseignement de la géographie au lycée s'appuie sur ces acquis du collège.

 
Seconde
Première
Terminale
Programmes Les hommes occupent et aménagent la terre L'Europe, la France L'espace mondial
Échelles d'analyse Dans les trois niveaux, une approche multiscalaire est privilégiée. On montre que l'organisation de chaque espace étudié ne peut se comprendre sans références à des phénomènes explicatifs identifiables à d'autres échelles, plus petites ou plus grandes
Notions centrales
- organisation de l'espace
- environnement
- aménagement
- territoire
- réseau
- mondialisation
- développement
Une démarche : l'étude de cas - entrée dans le thème exclusivement par l'étude de cas
- 6 études de cas dans l'année
- choix libre du sujet de l'étude de cas
- 3 études de cas obligatoires : un sujet précis (les grands axes de communication transalpins) ; deux sujets librement choisis (l'aménagement d'une agglomération ou d'un pays, une région)
- d'autres études de cas, conduites plus rapidement peuvent porter sur tous les thèmes d'étude
Pas d'étude de cas imposée
Maîtrise de méthodes d'analyse géographique Cartes et images : utiliser un atlas ; lire et confronter des plans, des cartes ; construire des croquis, des schémas ; lire et traduire des séries statistiques en graphiques ou cartes, lire et interpréter par un croquis une photographie (au sol ou aérienne), une image satellitale, mettre en relation des cartes et des photographies.
Modèles : savoir utiliser quelques grands modèles spatiaux (centre/périphérie, modèles urbains, modèles de réseaux, …)
Texte : produire un texte géographique à partir de différentes sources documentaires.

Retour en haut de page

 


Direction générale de l'Enseignement scolaire - Publié le 07 mai 2003
© Ministère de l'Éducation nationale


Menu :

Orientations générales

Démarches pédagogiques

Commentaires des thèmes d'étude

Rubriques associées


Accueil :